La formation interculturelle, pour une relocation à l’étranger réussie

Une expatriation est une expérience positive et excitante tant d’un point de vue professionnel que  personnel. Le salarié s’embarque dans ce qui peut être le point culminant de sa carrière et avec sa famille, ils auront la chance de vivre dans un nouveau pays et de découvrir sa culture avec tout l’enrichissement que cela implique.

 

Réussir impatriation et relocation

Cependant, s’installer à l’étranger peut être un véritable défi à cause de la perte de repères culturels et sociaux qui est générée. Aux sentiments habituels de nervosité liés à un nouvel emploi, vient donc s’ajouter le choc culturel.

D’après plusieurs études menées sur la mobilité internationale, le taux d’échec de la relocation à l’étranger (qui varie selon les destinations et les secteurs), va de 40 à 61%. Pour éviter une affectation ratée coûteuse, les formations interculturelles représentent un atout dans la préparation des collaborateurs, car elles permettent de les accoutumer aux subtilités culturelles du pays d’accueil, mais également de mieux les intégrer professionnellement.

En effet, dans une entreprise étrangère, le salarié peut se retrouver déstabilisé dans ses missions, voire fragilisé dans sa position hiérarchique et dans ses compétences car des tensions liées aux différences culturelles peuvent voir le jour.

Pour mener à bien sa mission au sein de l’entreprise, l’expatrié doit s’habituer à des codes différents concernant le rapport à l’autorité, l’expression du désaccord ou encore la notion de ponctualité, sans forcément avoir les « billes », les référentiels culturels, pour le faire. Il en va de même pour sa vie quotidienne. La réglementation, le système de croyances et de valeurs, les comportements relationnels… Tout est différent. Cette confrontation à la (dure) réalité quotidienne est d’autant plus compliquée à gérer que le sentiment d’isolement et le découragement arrivent très vite lorsqu’on est dans un environnement dont on ne connaît rien et qu’on ne maîtrise pas.

Selon KPMG, 38% des entreprises dont la main-d’œuvre est mobile dans le monde entier offrent ce service de formation interculturelle, notamment dans le cadre de programmes de relocation, à leurs salariés et leurs familles, contre 35% qui n’en offrent aucune. Un très grand nombre d’expatriés et leurs familles ne recevraient donc pas de préparation pour cette aventure de vie. Or, il s’agit bien là d’un facteur clé de succès potentiel pour votre quête de talent et vos projets de relocation.

InSitu Relocation vous explique en quoi offrir ce service à vos salariés impatriés peut s’avérer déterminant pour la réussite de sa relocation à l’étranger.

 

L’importance d’une formation interculturelle pour vos salariés en relocation

Pour le salarié expatrié et sa famille, la formation interculturelle a pour principal objectif de lui enseigner que ses propres valeurs ne sont pas universelles. Conscientiser ses propres codes culturels permet de mieux comprendre et respecter ceux du pays d’accueil qui sont parfois diamétralement opposés aux siens.

Par exemple, dans certains pays, le fait religieux est très présent et il est primordial d’en connaître rapidement les contours au risque d’offenser. Sur un autre registre, selon les cultures, il peut également être très mal vu de dire « non » ce qui pour un Français, peut être déstabilisant et mener à des situations incongrues. C’est là un situation très courante. Dans le milieu professionnel, il est souhaitable de statuer les informations de manière claire (« oui ou non », « go » ou « no go » etc.) mais pour bien des cultures, il est inconvenant d’opposer un refus ou une négation à une requête. Ainsi un non se transformera-t-il parfois en « Peut-être », « Possible », voire plus troublant « D’accord ». Mais ce refus poli peut engendrer de terribles incompréhensions.

Autres exemples très concrets, en Allemagne, être à l’heure et respecter le temps de parole qui vous est accordé lors des réunions est primordial. Il faut savoir ne pas déborder, aller à l’essentiel et rester dans une posture professionnelle de bout en bout. En revanche, en Italie, prendre le temps de mieux connaître son interlocuteur lors d’une petite conversation informelle est une étape indispensable lors d’une négociation, même si cela retarde la réunion.

Il est aussi indispensable d’impliquer la famille du collaborateur dans cette formation afin de lui permettre d’anticiper et de mieux se représenter sa nouvelle vie à l’étranger. N’oublions pas que les difficultés d’adaptation de la famille et les tensions que cela génère, représentent l’un des premiers facteurs d’échec de l’expatriation.

La formation interculturelle permet donc au salarié et sa famille de comprendre les mécanismes du nouvel environnement culturel dans lequel ils vont évoluer, de dépasser leurs éventuels stéréotypes et de s’intégrer en douceur. Pour une meilleure implication dans cette nouvelle aventure de vie, il peut être pertinent de finaliser la formation par un « Look and see trip », pour une immersion plus vraie que nature.

Bien que les systèmes d’information à l’œuvre en entreprise soient pensés pour limiter ce type d’incompréhensions culturelles, ces disparités de comportement sociaux affectent tout simplement les relations interpersonnelles et doivent être prises en compte dans l’onboarding de vos nouveaux collaborateurs.

D’autres idées à intégrer, pour une transition culturelle et une expatriation réussies

 

  • Un système de parrainage

Organiser un système de filleul/parrain entre un employé en relocation et un autre déjà présent dans le pays d’accueil peut aider à répondre à beaucoup de questions avant le grand départ et d’apaiser les craintes. Souvent, la meilleure façon de se faire une idée d’un pays est de parler à quelqu’un qui y vit ou qui y est déjà allé, car le partage d’expérience permet de se faire une idée concrète de la vie quotidienne à l’étranger.

  • Des cours de langue

Il va sans dire que si un employé s’installe dans un pays dont la langue ne lui est pas familière, une certaine forme de formation linguistique est essentielle. Même si au bureau, les collaborateurs sont majoritairement anglophones, pouvoir bénéficier de cours de langues permet de s’imprégner un peu plus de la culture du pays et de s’intégrer en dehors du travail.
Le fait de connaître la langue, même très peu, renforce la confiance et facilite considérablement la transition. La possibilité de parler avec les locaux et de nouer des relations rapidement après l’installation contribue aussi à atténuer le mal du pays.

  • Un séminaire de sensibilisation culturelle

Une autre idée à intégrer, est de faire appel à un formateur professionnel pour dispenser un séminaire de sensibilisation culturelle. Le contenu n’est pas aussi exhaustif que lors d’une vraie formation, mais il est très intéressant de les associer car, plus ludique et interactif.
Grâce à ce séminaire, l’employé pourra avoir une première idée de ses capacités de communication verbale ou non-verbale face à des interlocuteurs étrangers.

En général, cette initiation prend la forme de discussions, de retour d’expérience, de jeux de rôle ou encore de simulations.

  • Un Look and See Trip

Pour bien se sentir dans son nouvel environnement, il faut aussi le connaître. L’objectif de ce voyage est de permettre au futur expatrié et à sa famille de voir, de ressentir, de se projeter et d’expérimenter le pays et la région qui doit les accueillir. Cette immersion permet de limiter les déconvenues et les retours liés à des éléments du quotidien auxquels on ne pense pas (ou qui  paraissent anodins), mais qui se révèlent rédhibitoires une fois qu’on y est confronté.

 

 

La technologie au secours du mal du pays

Une fois arrivé dans le pays d’accueil, les nouvelles technologies sont d’une grande aide pour garder le lien avec la famille, les amis et le pays, mais également avec les collègues. Aux Etats-Unis, de nombreuses applications, couplées avec les Programmes d’Assistance aux Employés (PAE), sont développées en ce sens.

Les applications de traduction et interprétariat sont de plus en plus performantes et si elles ne permettent pas encore à un touriste de conduire de manière fluide un échange avec un allophone, elles promettent des lendemains radieux pour les échanges interculturel en affranchissant les individus des barrières de la langue. Mais ce n’est pas encore pour tout de suite. Il suffit pour cela de constater les approximations du traducteur Google pour s’en convaincre.

D’autres applications comme Optum My Wellbeing lancé par United Health Group sont  particulièrement plébiscitée. Cette dernière, conçue comme une plateforme sociale permet de rester en contact avec ses proches ou ses collègues, de façons ludique et sportive, en se défiant et s’encourageant sur des épreuves de sport (fitness, yoga…).

Le fait qu’elle soit liée au PAE (Programmes d’Assistance aux Employés), permet à l’expatrié d’accéder facilement à des conseils et des réponses sur les problèmes qu’il peut rencontrer dans son nouveau pays. Toutes les thématiques peuvent y être abordées : les soucis familiaux, juridiques ou encore les problèmes d’addictions diverses ou de santé mentale par exemple. Cela permet d’être proactif sur le plan de la QVT (Qualité de Vie au Travail) et de limiter les échecs de relocation à l’étranger. Si l’employé ou un membre de sa famille montre des signes de mal-être et de dépression, l’application sera en mesure de les guider vers les professionnels adéquats, avant le point de rupture.

Ce type d’application peut également être déployer en interne dans les grandes organisations. In Fine, elles constitueraient pratiquement des réseaux sociaux internes aux entreprises mais la réflexion peut se construire différemment.

La réussite de l’onboarding d’un salarié repose également sur la qualité de vie personnelle que son nouveau poste lui offre. Il s’agit également dans le cadre de votre politique de relocation de donner à voir ou offrir des services, formations interculturelles ou opération de sensibilisation aux relations interculturelles, en dehors du cadre de l’entreprise.

En conclusion, la relocation d’un salarié à l’étranger est une opération coûteuse pour une entreprise. Cela est d’autant plus vrai lorsque cette expatriation se solde par un échec, faute d’une bonne préparation du salarié, mais aussi de sa famille, aux défis culturels qui les attendent. Investir dans l’offre d’une formation en interculturalité ainsi que dans un  accompagnement et une assistance se révèle donc souvent indispensable au succès du projet de mutation.

Des questions sur vos projets de relocation ? InSitu Relocation est là pour vous conseiller.

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